samedi 13 mars 2010

Quand les sorcières de LesHayons aident les sorcières de Dhaka

Une histoire qui s'apparente à un conte de Fée.Ce vendredi,les filles du B'ville de Notum bazar,sont allées visiter le monument à la gloire des héros nationaux à Dhaka.
Quand je vois les grandes tenues de ces dames,je pense que Shaheen aura fait des jaloux...
Je suis entrain de monter une petite vidéo de 10 minutes intitulée "Conte de Fée",dans qques jours sur le net...

beautifull bis
















beautifull world
















mercredi 10 mars 2010

C'est pourtant pas difficile d'apprendre à compter


Pour résumer beaucoup de choses:

Pour apprendre à compter,cinq doigts de la main gauche,cinq doigts de la main droite,cinq doigts du pied gauche,etc,etc.... ce n'est pourtant pas difficile...

La transmission du savoir,des expériences,demande une remise en question perpétuelle.

Par cette photo,je veux dire que nos vérités ne sont pas universelles...

Je suis rentré,j'ai vu des choses d'une beauté......

J'ai vu des fleurs d'une beauté sans nom,j'ai vu une misère pas possible,j'ai vu des gens formidables,j'ai vu des mendiants au pied du l'hotel
Westin,j'ai vu des commerçants Hollandais du textile dans un club huppé,j'ai vu les écoles des b'villes des Frères de Taizé,j' ai vu,j'ai vu,j'ai vu...
Et maintenant,la digestion...
Comme à chaque retour,je suis révolté par tout ce que je retrouve ici... Une digestion réfléchie s'impose.

Deux Lolita(s)







J'ai vu deux Lolita.



Celle du bidonville,renfrognée et mal dans son environnement,et le surlendemain , la Lolita des champs, toute souriante occupée avec sa grand mère à récolter ses premières courges,intégrée dans une communauté villageoise et en pleine forme auprès de son étang.
J'ai aussi compris les difficultés de mener à bien un projet dans ces conditions:une journée de déplacement en jeep et en moto pour se rendre au village,deux ponts endommagés qui ne seront pas remis en état avant longtemps.
Voyage magnifique pour l'Européen que je suis,mais situation difficile pour qqu'un qui doit mener à bien un projet ici.
J'ai vu deux "gamins":l'un du b'ville sans un sourire sur les lèvres et celui de la campagne,au milieu de ses amis,rigolard,heureux.
La seule liaison entre ces deux couples:Asha.
Le fait d'avoir parcouru le pays en long et en large m'a fait découvrir des réalités insoupconnées:lesdifficultés de gestion d'un projet,les difficultés de compréhension avec les responsables bengalis des projets,la façon de percevoir le "Blanc"(à tel point que j'ai plusieurs fois été prié de rester au Guest house lors d'une négociation de prix par Shaheen.Rien que ma présence à ses côté augmente les prix de 50%;)
J'ai vu combien le travail avec ces gens ,les plus pauvres des pauvres pose des problèmes qu'on ne peut pas toujours prévoir.
Du fait de leur "illètrisme",de leur absence de culture du bien ,du mal,de la responsabilité,du fait qu'ils n'ont rien et rien à perdre:tous les paramètres sont différents des nôtres.
Leur octroyer un microcrédit,vont-ils être à même de le rembourser,vont-ils employé l'argent de manière responsable...?
Au début ,je me suis offusqué des taux usuriers de Mr Yunus,aujourd'hui,je suis moins formel:je dois encore intégrer des tas de paramètres que je n'avais encore jamais pressenti-d'ailleurs je n'ai pas fini de chercher-.
Dans notre culture ,lorsque l'on emprunte de l'argent,c'est avec la finalité de le rembourser.
Chez nous,une erreur de gestion dans un budget familial ne pose pas un gros problème,au B'desh,la moindre petite erreur de gestion est fatale:les marges de manoeuvre financière sont tellement serrées que la moindre petite erreur est fatale.(j'y reviendrai).
Au départ je n'avais pas perçu l'investissement consenti,en temps et en moyen dans le cas par exemple du magasin de Roxanna: moyenne journaliére de vente ,les périodes plus propices à la vente,c'est très beau à voir mais ça fait vachement réfléchir....

lundi 1 mars 2010

Avant de quitter la communauté de Taizé

Brother Guillaume m'emmène découvrir une madrassa (école d'enfants musulmans) où 300 enfants anônnent le Coran en arabe (qu'ils ne parlent pas). Je n'ose pas prendre de photos car je ne me sens pas à l'aise. Ce sont les émirats qui financent ces écoles, et les laisser dans l'ignorance la plus complète, sans que personne ne réponde à leurs questions s'ils en posent, est vraiment délibéré. Je fais souvent l'analogie avec le moyen âge chez nous: les villages nés au carrefour des routes, les commerces groupés par corporation, les potiers près de fleuve, les ferrailleurs, les tailleurs...Ainsi, ces récitants me rappellent la messe en latin...
Dans l'après-midi, deux étudiants hindous me proposent une promenade en barque pour vivre un bain dans le Brahmapoutre, je ferme bien ma bouche pour ne pas attraper une saloperie et je m'immerge plusieurs fois dans le fleuve pendant que mes compagnons invoquent leurs dieux.
Après une matinée commençant par une messe, des jeux avec des enfants hindous, musulmans et chrétiens, le bain rituel est une nouvelle approche des religions.