J'ai vu deux Lolita.
Celle du bidonville,renfrognée et mal dans son environnement,et le surlendemain , la Lolita des champs, toute souriante occupée avec sa grand mère à récolter ses premières courges,intégrée dans une communauté villageoise et en pleine forme auprès de son étang.
J'ai aussi compris les difficultés de mener à bien un projet dans ces conditions:une journée de déplacement en jeep et en moto pour se rendre au village,deux ponts endommagés qui ne seront pas remis en état avant longtemps.
Voyage magnifique pour l'Européen que je suis,mais situation difficile pour qqu'un qui doit mener à bien un projet ici.
J'ai vu deux "gamins":l'un du b'ville sans un sourire sur les lèvres et celui de la campagne,au milieu de ses amis,rigolard,heureux.
La seule liaison entre ces deux couples:Asha.
Le fait d'avoir parcouru le pays en long et en large m'a fait découvrir des réalités insoupconnées:lesdifficultés de gestion d'un projet,les difficultés de compréhension avec les responsables bengalis des projets,la façon de percevoir le "Blanc"(à tel point que j'ai plusieurs fois été prié de rester au Guest house lors d'une négociation de prix par Shaheen.Rien que ma présence à ses côté augmente les prix de 50%;)
J'ai vu combien le travail avec ces gens ,les plus pauvres des pauvres pose des problèmes qu'on ne peut pas toujours prévoir.
Du fait de leur "illètrisme",de leur absence de culture du bien ,du mal,de la responsabilité,du fait qu'ils n'ont rien et rien à perdre:tous les paramètres sont différents des nôtres.
Leur octroyer un microcrédit,vont-ils être à même de le rembourser,vont-ils employé l'argent de manière responsable...?
Au début ,je me suis offusqué des taux usuriers de Mr Yunus,aujourd'hui,je suis moins formel:je dois encore intégrer des tas de paramètres que je n'avais encore jamais pressenti-d'ailleurs je n'ai pas fini de chercher-.
Dans notre culture ,lorsque l'on emprunte de l'argent,c'est avec la finalité de le rembourser.
Chez nous,une erreur de gestion dans un budget familial ne pose pas un gros problème,au B'desh,la moindre petite erreur de gestion est fatale:les marges de manoeuvre financière sont tellement serrées que la moindre petite erreur est fatale.(j'y reviendrai).
Au départ je n'avais pas perçu l'investissement consenti,en temps et en moyen dans le cas par exemple du magasin de Roxanna: moyenne journaliére de vente ,les périodes plus propices à la vente,c'est très beau à voir mais ça fait vachement réfléchir....
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