mercredi 10 février 2010

Un centenaire fêté au B'desh

mardi, nos deux amis ont été invités à participer à l'anniversaire d'un centenaire avec ministre, gouverneur de province...3000 personnes ont pu manger pour la fête.

A mess a day keeps the doctor away

Et c'est Pierrot le mécréant qui dit ça...Prière du matin à 6h30 ! Ensuite, nous discutons avec brother Eric qui nous en apprend sur la mentalité, les coutumes, les idées des Bengalis, comme par exemple, ils aiment beaucoup les chaussures clinquantes, signe extérieur de richesse mais aussi d'éducation. Moi, ce que je comprends difficilement, c'est qu'un beau garçon comme brother Eric et cultivé, vive avec les pauvres à Mymensingh. Plus tard, visite de l'hôpital de Mymensingh, nous revoyons Raymond, Subbash et le docteur Aun, le big chief doctor pour le B'desh.

Direction communauté de l'Arche. Les communautés de l'Arche sont nées sous l'impulsion de Jean Vannier, colonel de l'armée canadienne. Le principe est que des gens dits "normaux" vivent avec des handicapés dans la même maison et partagent le quotidien. A peine entré, un trisomique fonce sur Pierrot (c'est pareil en Belgique), il en profite pour sortir son attirail de gonfleur de ballons, beau succès. Beau travail de ces femmes qui s'occupent des handicapés au B'desh, c'est encore autre chose que chez nous.

Visite de la prison où nous arrivons à parler avec eux (après avoir montré patte blanche) , nous leur achetons le nécessaire pour un peu mieux vivre; conditions horribles: lit de 40 cm, 12 chambres de 4 et grosses injustices: des chrétiens condamnés à 18 ans de prison pour avoir refusé de vendre des terres à des musulmans, quand ils sont en prison, on confisque leur terre !

lundi 8 février 2010

Roksana aujourd'hui


Jalchatra

hôpital Action Damien, Jalchatra (chantier Damien 2007)
Jalchatra, c'est le paradis: verdure, arbres, médecin, infirmer, soins appropriés...Mais pour les visiteurs aussi, c'est une pause bienvenue. On y est toujours accueillis comme des princes. Pour Pierrot, c'est l'endroit où il retrouve Anthony, son fils, il y puise son énergie pour quelques mois, pour continuer, pour se secouer...Dans le même village, se situe une soierie, patronnée par Caritas. Elle est presque à l'abandon, les filles et les femmes sont au chômage (ce qui veut dire plus de revenus !) faute de commandes. Nous y avons déjà acheté des saris, des chemises, des nappes magnifiques, d'une qualité sans pareille ! (n'est-ce pas Marc et Pierrot)
Quelle tristesse ! Le suivi commercial semble bien difficile. Pierrot m'annonce qu'il y a acheté la chemise pour notre mariage. Si elle est aussi que celle pour le mariage d'Aline, je lui fais confiance.
A Jalchatra, les deux compères rencontrent Patrick, ancien directeur de projets de l'Action D, en poste, maintenant, au Sénégal pour une ONG hollandaise (pour toi Laurie). En route pour rendre visite à Roksana (jeune fille tuberculeuse dans le film AD de cette année), elle se porte comme un charme ! Shaheen lui a apporté de quoi agrémenter son magasin.
anecdote bengalie: le chauffeur de la jeep s'est bien calmé après une algarade d'Eric, il avait roulé entre Dhaka et Jalchatra à tombeaux ouverts, c-à-d sans freiner.
Je montre à Roksana le feuillet de liaison AD avec sa photo, tout le monde veut le voir et se l'arrache (mais il ne feront sûrement pas un don). Nous quittons la foule pour une visite chez le docteur Missir, lui, a bien investi: grande bâtisse en plein carrefour avec rez-de-chassée marchand et banque à l'étage et ce n'est pas fini. Pour manger, direction le fritkot du coin : excellent! A l'hôpital, poulet-frites, Shaheen mange même avec des couverts, il ira loin ce garçon ! Discussion avec le médecin et le manager sur leur vie au B'desh.
Demain, rencontre avec Brother Guillaume des bidonvilles de Mymensingh et les gamins des slums.

samedi 6 février 2010

Un jour calme

Ce ne sera pas long ce soir. Toute la matinée, je suis resté près de la toilette...Cet après-midi, notre coeur s'est encore retourné face à un mendiant qui avait un pied avec une blessure horrible. Je lui ai payé des fruits et à manger, il va sûrement revendre une partie. Demain, on repassera par là et on essayera de l'emmener dans une pharmacie correcte.

Je pense au petit film que je voudrais faire fin février avec les filles mais aussi à un jumelage entre des gamins d'ici et des enfants de chez nous, par exemple Louison, tellement choyé.

vendredi 5 février 2010

I have a dream

Ce matin, nous avions rendez-vous avec 3 filles d'un bidonville, Jamena, Sharmin, la petite soeur de Jamena et Talisma. Direction New Market avec l'intention de faire un cadeau à chacune des filles. Et puis Talisma nous décrit son rêve: porter un jour un sari. On se regarde Eric et moi, why not ? Et la matinée se termine comme toujours avec la gente féminine: achat, achat, achat...et les deux bonasses ne font rien pour resteindre la folie dépensière. Que s'est-il passé ? Qui y a trouvé son bonheur, les deux parties sans doute. Fait-on bien ? Le fait d'acheter un sac pour Sharmin aller à l'école, acheter une paire d'escarpins clinquants pour 2€, ou un saroualcamil de luxe pour Sharminet Etee, ce n'est pas du luxe de leur offrir une tenue de dimanche pour le vendredi et j'aime cela. Ce qui me trouble, c'est que nous avons réalisé le rêve de Talisma (21 ans) et que Jamena (14 ans) en a profité pour réaliser son désir aussi. Mais nous comprenons cela. Talisma avait les yeux embués en nous disant merci. Elle a commencé à nous raconter sa vie de misère. Elle a vécu au carrefour, pas en mendiant mais en revendant de petites choses, elle a été mariée à 14 ans à un mauvais mari (elle dit cela sans amertume), elle vit à nouveau chez ses parents. Elle va suivre des cours d'informatique pour mieux gérer l'ONG Asha, elle s'occupe de l'intendance d'Asha, c'est elle qui fait vivre sa famille. Je sens chez elle une rage de vaincre peu commune. Elle est intelligente, bien armée pour le combat de la vie, il y a toujours cette fragilité qui perce dans son envie d'avoir des enfants (quitte à les faire avec u géniteur pourri ?). Elle cherche, depuis quelques temps un logement décent, pour ses frères et soeurs, du côté de l'atelier de broderie. Un autre rêve ? Avoir la peau pâle, c'est un gage de chance, de richesse. Nous essayons de la détromper mais peine perdue.
Nous revenons en babytaxi, émotion garantie dans ces pétrolettes, avec un chauffeur qui sourit béatement !
Petite histoire bengalie: la carte de l'hôtel me semblait bien alléchante avec ses plats italiens, thai et chinois. En jetant un oeil sur les cuisines riquiqui, je doutais que tout cela soit préparé là; en effet, de multiples restaurants de tout genre sont installés autour de l'hôtel et la carte ne fait que reprendre les plats des restaus les plus proches !! Ce soir, nous mangeons bengali: riz, dahl et poisson grillé. Bon appétit !

jeudi 4 février 2010