Quand j'ai rencontré Taslima pour la première fois,c'était à l'atelier de broderie, là j'ai remarqué qu'elle avait trois points tatoués sur la main.
Tu sais comme Renaud dans "Salut l'gitan,salutl'manouche",elle parlait Anglais,puis émanait d'elle qque chose de spécial,elle prenait soin de ses voisines,de ses congénaires du bidonville de Notumbazar.
Et puis un jour ,elle m'a raconté sa vie:
Très jeune,elle a été obligée de subvenir aux besoins de sa famille, son pére ne rentrant pas de quoi faire bouillir la marmite de riz.
Déjà la,au lieu de mendier comme bon nombre de gosses du quartier,elle a choisi de vendre des petits objets au carrefour de Gulsham.
Elle avait remarqué une concentration anormale d'européens autour de chez Ingrid,de là l'idée lui était venue de vendre des petites broderies réalisées dans le B'ville à ces européens de passage.François m'a déjà parlé de cette gamine qui attendait des heures pour vendre une nappette,un napperon...
De fils en aiguille,c'est le cas de le dire,elle a fait prospéré son petit commerce ,au point qu'il y a trois ans Asha est né un peu grâce à elle et quelques autres....
Aujourd'hui elle mène un bataillon de filles de main de maître pour produire des nappes,deschemins de table,des sets de table et j'en passe...
Elle est sur le point de changer de toit de toles,pour loger sa famille,père ,mère ,soeurs et frères dans un deux pièces avec eau à la pompe et toilettes privées.
Elle aide à nourrir sept ou huit personnes et son plus grand souhait est de transmettre ses bases d'anglais aux gosses du bidonville.
Les choses bougent...
Et les trois points me direz-vous,
Ce signe montre que l'on veut s'en sortir,à la limite quitter le pays vers l'eldorado européen,
je ne lui souhaite pas,mais je veux montrer par là que tout les clichés vehiculés sur ces gens des B'ville,qui disent qu'il est impossible de s'en sortir,et bien Taslima les fait tout doucement mentir...
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